Comment un ventre gonflé et une alimentation sans gluten a changé ma façon de voir la santé
Ici, je te raconte comment j’ai découvert ma sensibilité au gluten et la naturopathie.

Été 2023.
Ça faisait déjà quelques semaines que je devais détacher le bouton de mon pantalon le soir venu. J’étais tellement serrée à la taille que c’en était rendu très inconfortable. Les seuls vêtements que j’avais envie de porter étaient des leggings ou des robes amples.
Je ne comprenais pas ce qui se passait. C’était arrivé presque du jour au lendemain, sans avertissement. Je m’en plaignais à mon chum, mais aussi gentil qu’il voulait l’être, il me répondait que j’étais belle et que je ne devais pas m’en faire!!
Un gars, c’est rationnel!
Je me suis donc dit que j’allais lui montrer des chiffres.
Pendant quelques jours, j’ai mesuré mon tour de taille le matin et le soir afin de vérifier si j’étais simplement dans une « impression de ventre gonflé » ou devant un fait réel et mesurable.
Il y avait 2 pouces de différence entre la circonférence de ma taille du matin et celle du soir!!!
2 pouces!!!!
Donc, ce n’était pas simplement « une prise de poids ». Il y avait vraisemblablement un gonflement de mon abdomen, visible et mesurable, entre le matin et le soir.
Je cherche une explication

Je me questionnais énormément. À cette époque, je n’étais pas encore naturopathe.
J’ai donc rencontré une naturopathe.
Après avoir complété un questionnaire sur mon hygiène de vie et analysé sommairement mon alimentation, elle m’a proposé de tester deux aliments possiblement en cause dans mes symptômes :
les produits laitiers;
le gluten.
Moi, intolérante à quelque chose?
J’avais une santé de fer. Jamais malade. Je n’avais aucune allergie. Bref, j’avais du mal à croire que je pouvais être sensible à un aliment… ou à quoique ce soit d’autre!!!
Lorsqu’on soupçonne qu’un aliment contribue à certains symptômes, une approche possible consiste à le retirer pendant un certain temps, à observer l’évolution des symptômes, puis, lorsque c’est approprié, à le réintroduire afin de voir si ceux-ci réapparaissent.
J’ai commencé par éliminer les produits laitiers. Je me disais que ce serait « plus facile » de couper ça que de renoncer à mes bonnes pâtes et mon délicieux pain.
Je n’ai observé aucun changement. Les retirer n’a rien changé… et les réintroduire non plus.
Bon, je n’ai donc pas eu le choix de passer au test du gluten…
Après seulement trois jours, mon ventre ne présentait déjà plus le même gonflement. Il restait stable du matin au soir. Et, bonus : je n’avais plus à me moucher le matin au réveil.
Je me mouchais chaque matin depuis des années sans avoir pensé que cela pouvait être lié à mon alimentation.
Je me sentais tellement bien après seulement trois jours que je n’ai même pas réintroduit le gluten après les trois semaines prévues.
Pas besoin.
Je savais.
Donc, voilà comment j’ai découvert que le gluten ne semblait pas convenir à mon organisme.
NOTE: Évidemment, mon expérience est personnelle. Une réaction à certains aliments peut avoir différentes causes et l’éviction du gluten n’est pas nécessairement la solution pour tout le monde. De plus, un ventre gonflé n’a pas nécessairement le gluten comme cause. Les ballonnements et la distension abdominale peuvent avoir différentes origines, notamment certains aliments, les habitudes alimentaires, la constipation, des troubles digestifs ou encore d’autres facteurs liés au mode de vie. Il est donc important de ne pas tirer de conclusion à partir d’une seule expérience et de chercher à comprendre ce qui peut être en cause dans chaque situation.
Le vrai défi : manger sans gluten au quotidien

À partir de ce moment-là, le vrai défi, c’était d’appliquer le « sans gluten » dans mon quotidien…
Au début, je me suis dit qu’avec toutes les options « sans gluten » offertes sur le marché, ça allait être facile.
Je me suis donc réservé une matinée pour explorer le supermarché santé Avril de fond en comble et découvrir de nouveaux produits.
Finalement, ce n’était pas si compliqué de manger sans gluten. Il existait une foule d’alternatives!
J’ai donc rempli mon panier de produits « sans gluten »… avec le coût ($$$) qui venait avec.
Puis, à force de lire et de m’informer sur cette sensibilité au gluten, j’ai réalisé que plusieurs de ces alternatives étaient souvent riches en glucides, en agents texturants, en agglomérants et autres ingrédients dont les noms m’étaient inconnus. Les listes d’ingrédients étaient longues et, bien souvent, je ne comprenais même pas ce que je lisais.
Tu sais exactement de quoi je parle ici!
Je pensais que ça allait être facile.
Oui, facile si je regardais seulement l’étiquette « sans gluten ».
Mais beaucoup moins facile si je voulais aussi prendre soin de ma santé globale!!
J’ai donc recommencé mes recherches, cette fois-ci avec un nouvel objectif : trouver des aliments simples, peu transformés et nutritifs qui répondaient à ces deux critères :
sans gluten;
réellement nourrissants.
Le petit-déjeuner devient mon laboratoire

Le plus grand défi a été le petit-déjeuner.
Même si les œufs semblent être une solution pratique, ce n’est pas un aliment que j’aime particulièrement manger. Les smoothies? J’ai rapidement laissé tomber l’idée. J’aime manger quelque chose de solide le matin.
Les céréales sans gluten ne me convenaient pas particulièrement non plus. Je cherchais quelque chose de plus nourrissant et qui me soutiendrait davantage.
Le granola avec du yogourt et des petits fruits, par contre, me plaisait beaucoup.
Enfin! J’avais peut-être trouvé une bonne piste.
Mais je n’ai jamais trouvé de granola du commerce contenant peu ou pas de sucre ajouté.
Je ne savais plus quoi manger au petit-déjeuner.
On me disait :
« Fais ton granola maison! »
Ben oui…
À quel moment est-ce que j’étais censée faire ça dans une semaine remplie au quart de tour?
En plus, j’étais déjà épuisée à chercher quoi manger à travers mon quotidien.
J’ai alors décidé de choisir mon combat.
Dans la vie, la perfection n’existe pas.
J’ai donc opté pour le petit-déjeuner qui me plaisait le plus : le granola (même sucré) avec du yogourt et des petits fruits.
C’était exactement le genre de petit-déjeuner que j’aimais, et je me régalais chaque matin… même si je savais qu’il contenait un peu trop de sucre pour ce que je recherchais.
C’est aussi à ce moment-là que quelque chose a changé.
En cherchant des réponses à mes questions sur le gluten, je me suis découvert un intérêt grandissant pour la santé globale. Plus j’apprenais, plus j’avais envie de comprendre le lien entre l’alimentation, les habitudes de vie et la santé.
La naturopathie a commencé à m’interpeller.
C’est ce qui m’a amenée à entreprendre, à temps partiel, une formation afin d’approfondir mes connaissances sur l’alimentation et la santé globale.
Trois ans de petits changements

Au fil du temps, à mesure que j’intégrais de nouvelles connaissances, mon petit-déjeuner a lui aussi évolué.
Un changement à la fois.
Une nouvelle habitude à la fois.
Au début, je pensais pouvoir transformer complètement mon alimentation. Pour me rendre compte que je ne pouvais pas changer autant d’éléments d’un seul coup.
On ne change pas une alimentation du jour au lendemain; on progresse à son rythme.
Aujourd’hui, ce que je ne pouvais pas imaginer en 2023, je le fais : mon propre granola avec une variété de graines et de noix.
Mon yogourt est un yogourt grec très protéiné, biologique, provenant de vaches nourries à l’herbe, 0 % de matières grasses et, bien sûr, sans sucre ajouté.
Mes fruits sont principalement la pomme, la poire ou les petits fruits des champs.
Changer beaucoup de choses en même temps est impossible et désagréable. Si tu réussis à tout mettre en place dès le début, la plupart du temps, ça ne tient qu’un temps.
Aujourd’hui, faire mon granola tous les matins n’est même pas une corvée. Mon garde-manger est organisé en ce sens et tout est facile à manipuler.
Mais j’ai pris trois ans à y arriver.
Voici, en partie, ce que mon garde-manger comporte. Il est toujours prêt à fournir un petit-déjeuner avec des protéines, des fibres, des matières grasses insaturées et différents composés végétaux.

Je mixe et j’interchange les graines et noix suivantes selon mon appétit et mon goût du moment:
graines de chanvre;
graines de lin moulues;
graines de chia;
graines de sésame;
graines de caméline;
graines de citrouille;
amandes tranchées;
noix de pécan;
noix de Grenoble.
Je mixe et j’interchange également les fruits suivants :
pomme;
poire;
bleuets et framboises surgelés (ou frais en saison).

J’ajoute aussi 1 à 2 cuillères à soupe d’huile d’olive extra vierge biologique sur le dessus.

Évidemment, le yogourt pourrait être végétal si tu ne consommes pas de produits laitiers ou si tu dois les éviter.

Oui, je mange toujours un « granola maison » chaque matin. Ça ne me tanne pas, car je mixe et j’interchange les ingrédients.
À l’occasion, je me fais des œufs avec le blanc seulement. Ça passe mieux.
Mon breuvage? Un grand verre d’eau en me levant. Avec mon granola maison, un tout petit café.
Ce petit-déjeuner contient environ 30 g de protéines et me soutient pendant au moins quatre heures.
Ce que cette expérience m’a appris

S’il y a une chose que cette expérience m’a apprise, c’est qu’on n’a pas besoin de tout changer d’un seul coup.
J’en ai moi-même été incapable… et pourtant, je suis quelqu’un de très discipliné.
L’important est de choisir le changement qui te semble le plus réaliste aujourd’hui. Une fois qu’il est devenu une habitude, sans même avoir à y penser, tu peux en ajouter un autre.
C’est exactement comme ça que les habitudes durables se construisent.
Pourquoi je travaille ainsi en naturopathie

Cette expérience influence encore aujourd’hui ma façon d’accompagner mes clientes.
Mon rôle n’est pas de te remettre une longue liste de changements à appliquer dès demain matin.
Il est d’abord de t’aider à identifier les habitudes qui peuvent avoir le plus d’impact sur ton mieux-être et sur ton objectif.
Ensuite, nous choisissons ensemble celles qui sont réalistes pour toi, dans ton quotidien actuel.
Après quelques semaines, nous faisons le point. Nous regardons ce qui s’est bien intégré, ce qui a été plus difficile et nous ajustons le plan au besoin.
Parce qu’au final, ce ne sont pas les changements parfaits qui transforment les habitudes de vie.
Ce sont les changements que l’on réussit à maintenir.
Véronique Boucher, B.Sc.
Naturopathe (N.D.)
Rendez-vous : GOrendez-vous
Site web: www.naturopathelevis.ca
Consultations cliniques (ou virtuelles) à la clinique Hypnol située au 3945, boulevard Guillaume-Couture à Lévis.

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